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Calcul de la retraite CNAV et AGIRC-ARRCO
La retraite de base CNAV multiplie le salaire annuel moyen plafonné par un taux de liquidation de 50 % et par le rapport entre les trimestres acquis et les 172 requis, puis applique, le cas échéant, une décote ou une surcote. La complémentaire AGIRC-ARRCO multiplie les points acquis par la valeur de service du point, 1,4386 EUR en 2026, et la pension nette dépend du revenu fiscal de référence du foyer, pas d'un taux brut-net unique. Le résultat reste une estimation de projection, pas un relevé de droits.
Calcul retraite CNAV et AGIRC-ARRCO : la réponse courte
Le montant projeté repose sur trois calculs distincts :
- Retraite de base CNAV : le salaire annuel moyen plafonné est multiplié par le taux de liquidation, la durée d'assurance et, selon le cas, une décote ou une surcote.
- Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO : les points acquis sont multipliés par la valeur de service du point et par un éventuel coefficient de minoration.
- Retraite nette : les prélèvements sociaux dépendent du revenu fiscal de référence du foyer. Il n'existe donc pas un taux brut-net unique valable pour toutes les retraites.
HorizonB utilise ces montants pour comparer des trajectoires patrimoniales. Pour connaître les droits enregistrés par les caisses, le relevé individuel et l'estimation officielle restent les références.
Hypothèses réglementaires 2026 du modèle
Le modèle utilise un plafond annuel de la Sécurité sociale de 48 060 EUR. Pour la CNAV, il conserve une convention simplifiée de 64 ans et 172 trimestres, représentative des générations nées à partir de 1969. Cette convention n'est pas une règle universelle : pour les générations antérieures, l'âge légal et la durée requise dépendent de la date de naissance.
Pour l'AGIRC-ARRCO, les taux de calcul des points sont de 6,2 % sur la tranche 1 et 17 % sur la tranche 2. La valeur d'achat du point est de 20,1877 EUR et sa valeur de service de 1,4386 EUR. Ces paramètres ont été vérifiés le 20 juillet 2026 à partir des sources officielles citées plus bas.
1. Droits déjà acquis
Les droits peuvent être saisis manuellement ou estimés à partir d'une carrière simplifiée.
Pour une personne d'âge actuel , de salaire brut actuel , de croissance réelle et d'âge de début de carrière , le salaire passé estimé à l'âge est :
Les trimestres déjà acquis automatiquement sont :
Cette estimation ne traite pas les interruptions fines, temps partiels historiques ou validations particulières.
Les trimestres de surcote déjà acquis sont conservés séparément des trimestres de durée d'assurance. Pour la carrière passée continue estimée, le modèle retient :
Ces droits peuvent aussi être saisis manuellement. Ils ne portent jamais la proratisation au-delà de 172 trimestres.
2. Comment calculer le montant de sa retraite CNAV ?
2.1 Salaire annuel moyen
Le salaire annuel moyen est calculé sur les meilleures années disponibles, plafonnées au plafond de la Sécurité sociale :
Si moins de 25 années sont disponibles dans l'estimation, la moyenne porte sur les années connues.
2.2 Pension de base, décote et surcote
La pension de base brute annuelle suit :
Le coefficient d'ajustement vaut 1 au taux plein. Avant 67 ans, le nombre de trimestres de décote
retient le plus petit écart entre la durée d'assurance manquante et la distance au taux plein
automatique :
Exemple de décote CNAV. À 66 ans avec 120 trimestres, il manque 52 trimestres pour atteindre 172,
mais seulement 4 trimestres pour atteindre 67 ans. Le modèle retient donc 4 trimestres et un
coefficient de 0,95. Avec un salaire annuel moyen retenu de 40 000 EUR, la pension vaut :
Le montant obtenu est 13 255,81 EUR brut par an. À l'inverse, une surcote de 1,25 % s'applique par trimestre cotisé après l'âge légal et après l'acquisition des 172 trimestres requis.
Exemple de montant CNAV avec surcote. Une personne possède 160 trimestres à 60 ans et poursuit son
activité jusqu'à 68 ans. Elle atteint 172 trimestres à 63 ans ; les quatre années travaillées de 64 à
67 ans produisent ensuite 16 trimestres de surcote. Le coefficient atteint 1,20. Avec un salaire
annuel moyen retenu de 40 000 EUR, la pension CNAV vaut :
Le montant obtenu est 24 000 EUR brut par an, soit 2 000 EUR brut par mois. Un arrêt d'activité entre l'âge légal et la liquidation n'acquiert, lui, aucun trimestre de surcote.
Le coefficient de surcote additionne les droits déjà acquis et les droits futurs issus des années effectivement travaillées :
3. Comment calculer sa retraite AGIRC-ARRCO ?
Chaque année travaillée ajoute des points complémentaires selon les assiettes de salaire :
Les points acquis sont :
La pension complémentaire brute annuelle est :
Le coefficient de minoration vaut 1 si la retraite de base est liquidée à taux plein ou à partir de
67 ans. Dans les autres cas, le modèle retient le coefficient le plus favorable entre le barème lié
aux trimestres manquants et le barème lié à l'âge.
4. Comment passer de la retraite brute à la retraite nette ?
Cette section convertit la pension totale brute CNAV et AGIRC-ARRCO en pension nette. Elle ne convertit pas un salaire brut en salaire net et ne décrit pas les cotisations d'un salarié en activité.
La pension brute totale est :
La pension nette n'est pas figée une fois pour toutes. Pour chaque année projetée, le simulateur
détermine une classe de prélèvements depuis le revenu fiscal de référence modélisé du foyer avec le
décalage réglementaire N-2. Les quatre taux communs 2026 sont 0 %, 4,3 %, 7,4 % et 9,1 % ;
une cotisation maladie de 1 % peut en plus s'appliquer à la seule retraite complémentaire.
Pour l'année projetée considérée, le montant affiché est donc :
Les trois premières années utilisent un fallback prudent faute d'historique N-2/N-3 complet. Dès que cet historique est disponible, la baisse de taux et le lissage d'une hausse sont appliqués. Le montant mensuel affiché correspond toujours à une année et une classe identifiables de la projection.
Exemple brut-net issu du modèle. Avec une pension CNAV brute de 12 000 EUR et une pension AGIRC-ARRCO brute de 8 000 EUR, la pension totale atteint 20 000 EUR brut par an. Pendant la période initiale sans historique fiscal complet, le fallback prudent retire 1 900 EUR de prélèvements sociaux. Le résultat est 18 100 EUR net par an, soit 1 508,33 EUR net par mois avant impôt sur le revenu.
5. Ce que ces droits changent à un arrêt anticipé
Cesser toute activité avant l'âge légal fige les trimestres et les points au niveau atteint : la pension reste due, mais proratisée. Deux conséquences se calculent avec les formules ci-dessus, et elles jouent en sens contraire. Le patrimoine doit financer seul la période qui sépare l'arrêt de la liquidation, et la pension qui prend ensuite le relais est plus faible qu'après une carrière complète.
Les montants correspondants sont chiffrés page quel capital pour arrêter de travailler à 45, 50 ou 55 ans, qui publie la pension obtenue par âge d'arrêt pour deux carrières encadrantes, ainsi que le capital nécessaire en regard. Le cas d'un arrêt à 50 ans, avec la pension liquidée à 64 ans ou à 67 ans, est détaillé page arrêter de travailler à 50 ans, combien faut-il ?.
Pour mesurer l'effet de ces pensions sur votre patrimoine, vous pouvez créer une projection sans compte. Les calculs restent locaux dans le navigateur et servent à comparer des hypothèses, pas à remplacer l'estimation officielle des caisses.
6. Sources officielles
| Source | Paramètres vérifiés |
|---|---|
| Urssaf — plafonds de la Sécurité sociale | Plafond annuel de la Sécurité sociale 2026. |
| Assurance retraite — âge de départ | Âge légal, durée d'assurance et taux maximum automatique. |
| Agirc-Arrco — cotisations 2026 | Tranches et taux de calcul des points. |
| Agirc-Arrco — valeur d'achat du point | Valeur d'achat du point en 2026. |
| Agirc-Arrco — valeur de service du point | Valeur utilisée pour convertir les points en pension brute. |
| Agirc-Arrco — prélèvements sociaux | CSG, CRDS, CASA et cotisation maladie sur la complémentaire. |
Liens et paramètres vérifiés le 20 juillet 2026.
7. Limites du modèle
- Les carrières hachées, périodes à l'étranger, majorations spécifiques et régimes spéciaux ne sont pas modélisés finement.
- L'âge légal et le nombre de trimestres requis sont simplifiés à 64 ans et 172 trimestres ; ils ne remplacent pas les règles propres à chaque génération.
- Les valeurs de point, plafonds et règles doivent être mis à jour quand la réglementation change.
- L'estimation sert à comparer des scénarios ; elle ne remplace pas le relevé officiel de retraite.
- Pour une activité EURL/TNS, le modèle suit des points du régime complémentaire des indépendants (RCI), séparément des points AGIRC-ARRCO. Il ne convertit pas ces points RCI en pension versée. La pension projetée ne couvre donc pas toute la complémentaire d'une carrière TNS.
8. Correction ou audit
Cette méthode expose les formules utilisées pour la retraite française. Pour proposer une correction, indiquez la règle concernée, la source officielle, la formule proposée et un exemple chiffré si possible.